Le shopping au Maroc
Celui qui souhaite acheter quelque chose dans les souks au Maroc doit s’attendre à marchander. Les prix sont rarement affichés, et le moindre- achat se négocie. Ce système peut paraître exotique, voire embarrassant pour certains, mais, avec un peu d’entraînement, on peut se prendre au jeu.
Marchander n’est pas compliqué. Lue lois l’objet repéré, on demande son prix. Le marchand indique alors un montant excessif, souvent plusieurs fois ce qu’il souhaite obtenir. Il faut alors proposer une somme inférieure à celle que l’on a l’intention de dépenser. Le marchand baisse son prix, et ainsi de suite, jusqu’à trouver un accord sur un prix définitif. On trouvera peut-être plus simple de se faire accompagner par un guide pour les achats, mais le résultat sera plus coûteux : les guides perçoivent des commissions des boutiquiers chez lesquels ils conduisent les touristes, et leur montant se retrouve dans la somme finale.
Celui qui ne souhaite pas marchander peut visiter l’ensemble artisanal de la ville. C’est une série de boutiques qui affichent les prix officiels des articles (en moyenne plus élevés que dans les souks). Cela peut servir de référence poulie marchandage. Pour ce qui est des produits alimentaires, leurs piix sont fixés, et on ne les discute pas.
Beaucoup de visiteurs quittent le Maroc heureux propriétaires d’un tapis marocain. Pour faire une bonne affaire et trouver des articles de qualité, il y il quelques éléments à connaître. Tout d’abord, il existe trois types de tapis au Maroc : ceux de Rabat, en général les plus chers, sont ornés de motifs arabes et sont noués au nœud de Perse. Les tapis berbères, aux motifs saisissants et couleurs vives, proviennent des Moyen et Haut Atlas. Les kilims aux couleurs éclatantes, moins épais, sont tissés plutôt que noués.
Ensuite, avant d’entamer les négociations, cela vaut la peine de visiter Y ensemble artisanal géré par les autorités, afin d’avoir une idée des prix et de l’article que l’on va rechercher, l’objectif étant de débourser un peu moins que le prix officiel. Dans des ateliers comme la Coopérative des Tapis, à la Kasbah des Oudaïas à Rabat, on peut observer les artisans à l’œuvre.
Enfin on doit toujours vérifier le label officiel apposé sur le tapis. Ceux qui arborent une étiquette de couleur sont contrôlés par l’État : bleu pour un tapis noué de qualité supérieure, jaune orangé pont une bonne qualité, et vert pour une qualité moyenne.
Outre les tapis, il y a un vaste choix de beaux objets artisanaux. Bien avant d’aborder leurs échoppes, on entend les dinandiers frapper de leurs petits marteaux le cuivre et l’étain. Grands plateaux en cuivre ou petites théières argentées font de jolis souvenirs. La plupart des bijoux marocains associent argent et pierreries. Les plus remarquables sont les colliers et bracelets berbères, en métal lourd et pierres fines.
La poterie marocaine est idéale pour des souvenirs et des cadeaux, elle est simple, séduisante et bon marché. On voit souvent des stands le long des routes, avec leurs piles d’assiettes, de bols et de jarres. Plusieurs boutiques de Fès vendent la poterie bleue traditionnelle de Fès, plus chère et plus fragile.
Au Maroc les objets en bois sculpté sont en général d’un excellent rapport qualité/prix. La gamme s’étend des rustiques statuettes animalières du Moyen Atlas aux merveilleux plateaux, tasses, jeux d’échecs ou boîtes en thuya d’Essaouira.
Les articles en cuir font depuis longtemps la fierté de l’artisanat marocain. L’industrie du cuir est encore prospère aujourd’hui : vestes, poufs, babouches ou portefeuilles, généralement de bonne qualité, sont à des prix intéressants.
Il est difficile de trouver des antiquités authentiques au Maroc. Les imitations courant les rues, il vaut mieux s’intéresser aux créations plus récentes.









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