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Architecture au Maroc

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Les différents styles de l’architecture marocaine sont dans l’ensemble, d’une perfection de proportions tout à fait fascinante. L’architecture berbè¬re, primitive et spontanée, est basée sur des constructions en terre sèche, dont les exemples les plus significatifs se situent dans les vallées de la Draa et du Dadès: les citadelles fortifiées (casbahs), relevant des modè¬les yéménites, succèdent aux ksour (ksar au singulier), petits villages fortifiés entourés de hautes murailles et flanqués de tours de guet. Toutes ces architectures, de couleur ocre, se fondent dans le paysage qui les entoure.
L’apport andalou engendra, à la fin du Xles., l’art connu sous le nom de hispano-mauresque qui caractérisa les architectures marocaines pen¬dant les cinq siècles qui suivirent. D’aspect austère, il fut d’abord influencé, sous les Almoravides et les Almohades, par le style roman alors en vogue en Europe, tout en maintenant une certaine sévérité dans ses décorations. Les témoignages les plus significatifs demeurent la splendide mosquée de la Koutoubia de Marrakech et la majestueuse casbah des Oudaias de Rabat. Par la suite, il fut influencé par le style gothique fleuri, notamment au cours de la domination des Mérinides. Les édifices perdirent alors leur sévérité au profit de nouveaux éléments décoratifs: vasques et fontaines vinrent embellir les palais civils et religieux. On employa de préférence des matériaux plus faciles à travailler: bois, céramique et bronze, qui furent agrémentés de superbes arabesques. Les monuments les plus représen¬tatifs de cette époque se situent à Fès el Bail (la vieille médina de Fès), dans les nombreuses médersas qui y furent édifiées au XlVsiècle, comme par exemple la médersa Bou Inania (1350-1355), décorée de splendides faïences émaillées, et la médersa Attarin (1322-1325) qui, avec sa magnifique cour intérieure, représente le joyau le plus précieux de ce fertile moment artistique.
La période qui suivit fut celle de la “Renaissance saadienne” de Ahmed el Mansour, qui recouvrit de marbres et d’onyx polychromes les splendides palais de Marrakech et de Fès. Du palais El Bali (1578-1603), surnommé l’Incomparable, il ne subsiste que de beaux vestiges donnant néanmoins une idée assez précise du faste que ce souverain imprima à son époque. Il s’agissait-là de la dernière grande période de l’architecture marocaine, car, à partir du XVIIes., elle perdit son caractère authentique, en adaptant les styles adoptés en Europe.

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